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VOUS ALLEZ PASSER UN SCANNER

De quoi s’agit-il ?
Cet appareil permet de faire des images en
coupe du corps humain.
Les renseignements apportés par cet examen sont très souvent
déterminants pour porter un diagnostic précis. Le scanner
utilise des rayons X. En matière d’irradiation des patients,
rien n’a pu être démontré dans ce domaine, compte tenu des
faibles doses utilisées et des précautions prises pour limiter
au strict minimum la zone examinée.
Toutefois, des précautions concernant les femmes enceintes
doivent être prises systématiquement. C’est pourquoi il est
important de signaler si vous pouvez être dans ce cas.
Le déroulement de l’examen
Vous serez allongé sur un lit qui se
déplace dans un large anneau, le plus souvent sur le dos et seul
dans la salle d’examen ; nous pourrons communiquer avec vous
grâce à un micro. L’équipe se trouve tout près de vous, derrière
une vitre. Elle vous voit et vous entend, pendant tout l’examen.
Si cela était nécessaire, elle peut intervenir à tout instant.
Selon la zone étudiée, vos bras seront le long du corps ou
derrière la tête. L’examen est généralement rapide. Votre
coopération est importante : vous devez essayer de rester
immobile ; dans certains cas, nous vous dirons, à l’aide du
micro, quand arrêter de respirer pour quelques secondes.
Vous resterez en moyenne 15 minutes dans la salle du scanner.
Certains examens nécessitent, selon les cas :
- une injection intraveineuse, le plus souvent au pli du coude,
- de boire une boisson,
- d’avoir un lavement.
Quels produits utilise-t-on et que
ressentirez-vous ?
Des produits à base de baryte ou d’iode,
opaques aux rayons X, seront utilisés. Le type de ces produits
et leurs modalités d’administration seront adaptés à votre cas
par le médecin radiologue. Ce choix dépendra notamment des
informations sur votre état de santé que vous aurez données
avant l’examen.
Vous ne ressentirez aucune douleur dans
l’immense majorité des cas. Cependant, en cas d’injection
intraveineuse, il n’est pas rare de ressentir une sensation de
chaleur au moment de l’injection, ou encore un goût bizarre dans
la bouche.
Y a-t-il des risques liés à l’injection ?
L’injection est un acte très courant,
habituellement très bien toléré. Cependant, comme avec les
autres médicaments, des réactions peuvent survenir :
La piqûre peut provoquer la formation d’un petit hématome sans
gravité, qui disparaîtra spontanément en quelques jours.
Lors de l’injection, sous l’effet de la pression, il peut se
produire une fuite du produit sous la peau, au niveau de la
veine. Cette complication est rare (un cas sur plusieurs
centaines d’injections, généralement sans suites graves), et
pourrait nécessiter exceptionnellement un traitement local.
L’injection de produit iodé peut entraîner
une réaction d’intolérance. Ces réactions imprévisibles sont
plus fréquentes chez les patients ayant déjà eu une injection
mal tolérée d’un de ces produits ou ayant des antécédents
allergiques. Elles sont généralement transitoires et sans
gravité.
Elles peuvent être plus sévères, se traduire par des troubles
cardio-respiratoires et nécessiter un traitement. Les
complications réellement graves sont rarissimes ; pour votre
information, le risque de décès est de moins d’un cas sur 100
000, soit 14 fois moins que le risque d’être tué dans l’année
lors d’un accident de la route.
Des accidents rénaux, également liés au produit iodé, sont
également possibles, notamment chez certains sujets atteints de
maladies fragilisant le rein (insuffisance rénale chronique,
diabète avec insuffisance rénale, etc.). Des modalités
particulières seront observées en cas de facteurs de risques
particuliers, qui seront identifiés au moment du dialogue entre
l’équipe et vous.
Dans tous les cas, si vous pensez avoir
un facteur de risque, vous devez le signaler au moment de la
prise de rendez-vous. (terrain atopique, allergique, antécédent
d’allergie à l’iode, aux fruits de mer, )
Signalons cependant que ces réactions
allergique ont nettement diminué avec les nouveaux produits de
contraste non ioniques.
Pourrez-vous partir avec les résultats ?
Un premier commentaire pourra vous être
donné juste après l’examen. Il ne s’agira là que d’une première
approche, car les images doivent être ensuite analysées sur un
ordinateur par le médecin radiologue. Le compte-rendu écrit sera
disponible dans les meilleurs délais.
Ce que vous devez faire :
Avant l’examen :
Vous répondrez
attentivement aux questions suivantes :
- Avez-vous ou avez-vous eu des problèmes
d’allergie (asthme par exemple),
une réaction particulière lors d’un examen radiologique ?
- Avez-vous une maladie cardiaque, pulmonaire ou rénale ?
- Etes-vous diabétique ?
- Prenez-vous des béta-bloquants (par ex. Avlocardil®) ?
- Prenez-vous des biguanides (par ex. Glucinan®,
Glucophage®, Stagid®) ?
- Avez-vous eu récemment une radiographie de l’estomac,
de l’intestin ou du colon ?
- Etes-vous enceinte ou susceptible de l’être ? Allaitez-vous ?
D’une manière générale, n’hésitez pas à
fournir tout renseignement qui vous paraîtrait important à
communiquer (notamment toute opération chirurgicale) et à nous
informer de toute maladie sérieuse
Le jour de l’examen :
Apportez avec vous :
1. la demande de votre médecin (ordonnance,
lettre, …)
2. la liste écrite des médicaments que vous prenez,
3. le dossier radiologique en votre
possession (radiographies, échographies, scanners et IRM),
4. tous vos résultats d’analyses de sang.
S’il vous est demandé de venir à jeun :
• N’avalez pas d’aliments solides pendant les trois heures
précédant le rendez-vous.
• Ne fumez pas avant l’examen.
• Mais, sauf indication contraire, buvez normalement de l’eau et
prenez vos médicaments habituels.
Pendant l’examen :
Suivez attentivement les indications qui
vous seront données ; votre coopération est essentielle pour que
les images ne soient pas floues,
Si vous ressentiez une douleur lors de l’injection, il faut la
signaler immédiatement.
Après l’examen, à votre retour à
domicile :
Dans l’immense majorité des cas, vous ne
ressentirez rien de particulier. N’hésitez pas cependant à
signaler à l’équipe tout événement qui vous paraîtrait anormal.
Si vous avez reçu une injection, pour accélérer l’élimination du
produit, buvez de l’eau abondamment (sauf régime particulier,
dans les cas d’insuffisance cardiaque ou rénale).
Les questions que vous vous posez encore :
Y a-t-il des contre-indications ?
Non il n'y a pas de contre-indication,
toutefois n'oubliez pas de signaler à votre radiologue :
- si vous êtes enceinte, ou si vous avez un retard de règles,
- si vous êtes allergique (asthme, urticaire ...)
- si vous avez une sensibilité à l'iode (si vous avez déjà eu un
scanner récemment ou une urographie)
Faut-il une préparation avant l'examen?
Dans certains cas, il sera peut-être
nécessaire d'injecter un produit de contraste iodé. On vous
demandera alors de ne pas manger, boire, fumer pendant les
heures qui précèdent l'examen.
A quoi sert le produit de contraste ?
L'iode contenu dans le produit de contraste
met en évidence certaines parties de votre corps qui sans cela
seraient invisibles. C'est une sorte de colorant radiologique.
Dans certains cas on vous demandera de boire avant l'examen une
préparation, opaque aux rayons X (par exemple scanner de
l'abdomen ou du pelvis).
Il est normal que vous vous posiez des
questions sur l’examen que vous êtes amené à passer. Nous
espérons y avoir répondu. N’hésitez pas à nous interroger à
nouveau pour tout renseignement complémentaire.
Avertissement avant tout examen :
Votre médecin vous a proposé un examen
radiologique. Il sera pratiqué avec votre consentement. Vous
avez en effet la liberté de l’accepter ou de le refuser.
Une information vous est fournie sur le
déroulement de l’examen et de ses suites.
Le médecin radiologue est qualifié pour
juger de l’utilité de cet examen pour répondre au problème
diagnostique que se pose votre médecin.
Toutefois, il se peut que cet examen ne donne pas toutes les
réponses et que le radiologue vous propose un autre type
d’exploration.
Il est très important que vous répondiez
bien aux questions qui vous seront éventuellement posées sur
votre état de santé ainsi que sur les médicaments que vous
prenez (liste écrite des médicaments). Certains traitements
doivent en effet être modifiés ou interrompus pour certains
examens d’imagerie.
N’oubliez pas de vous munir de vos anciens
examens pour une comparaison et surtout de respecter les
recommandations qui vous sont faites.
La radiographie utilise des rayons X
En matière d’irradiation des patients,
aucun risque n’a pu être démontré chez les patients compte tenu
des faibles doses utilisées et des précautions prises pour
limiter au strict minimum la zone examinée. A titre d’exemple,
un cliché simple correspond en moyenne à l’exposition naturelle
(soleil) subie lors d’un voyage de 4 heures en avion.
Toutefois, pour les femmes enceintes, des précautions doivent
être prises systématiquement : c’est pourquoi il est important
de signaler si vous pouvez être dans ce cas.
Petite histoire du scanner

C'est en 1975, que la firme Anglaise EMI en
collaboration avec le Docteur HOUNSFIELD, propose le premier
scanner à rayon X.
EMI est aussi la maison de production des
Beatles. Une grande partie des bénéfices,
réalisés grâce au groupe, a pu être réinvestie
dans la recherche et le développement du scanner X.
Très rapidement cette nouvelle méthode radiologique s'impose en
neuroradiologie. Elle remplace petit à petit des examens coûteux
et dangereux (encéphalographie, etc. ...).
Depuis 1975, plusieurs générations techniques de scanner se sont
succédées. Les scanners de dernière génération sont dits à
rotation continue. Cette rotation continue permet d'obtenir de
très nombreuses coupes dans des délais raccourcis. La quantité
de données lentes numériques obtenue, associée à des ordinateurs
puissants permet des reconstructions multi planaires et même
tridimensionnelles. De plus, lorsqu'on utilise un produit de
contraste iodé, les coupes sont réalisées selon un mode
hélicoïdal permettant une réduction des doses de contraste et
une opacification pratiquement visible sur toutes les coupes
Le Scanner ou la Tomodensitométrie (TDM),
est un tube à rayon X qui tourne autour de vous.
Des coupes séries sont obtenues, réalisant pratiquement des
coupes anatomiques de votre corps.
Le film radio est remplacé par des capteurs numériques et
l'image est reconstruite par ordinateur.
L'apparition de L'IRM n'a pas fait diminuer
l'intérêt diagnostique du scanner notamment avec les scanners de
dernière génération.
L’apport diagnostique du scanner est
primordial dans :
- les pathologies abdominales : foie,
reins, surveillances post-opératoires.
- les mesures orthopédiques : genoux, bassins
- Les pelvimétries : avant les accouchements.
- Les nouvelles techniques d'endoscopie virtuelle (par ex.
Oreille).
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