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Vous allez passer une échographie
De quoi s’agit-il ?
L’échographie utilise des ultrasons émis
par une sonde et transmis dans les tissus qui les réfléchissent
pour former une image de la région examinée. Elle peut être
couplée à une sorte de radar pour l’étude des vaisseaux
(doppler).
Déroulement de l’examen
Vous serez allongé dans une pièce sombre
pour faciliter la lecture des images.
Un gel sera appliqué sur la peau pour permettre la transmission
des ultrasons.
L’examen fournit des images en mouvement, contrôlées sur un
écran.
Echographie abdominale
Vous devez être à jeun depuis 3 heures
avant votre rendez-vous, mais vous devez prendre normalement vos
médicaments habituels.
L’exploration nécessitera souvent de suspendre la respiration
pendant quelques secondes.
Echographie pelvienne
Il vous est souvent demandé de vous
présenter vessie pleine ; dans ce cas, n’urinez pas pendant 3
heures avant l’examen ou si vous avez uriné, buvez 4 verres
d’eau 1 heure avant.
Pour être en contact immédiat avec la région examinée et
améliorer la qualité des images, on peut vous proposer de placer
une sonde recouverte d’une protection stérile dans le rectum ou
le vagin. L’introduction de la sonde peut rarement être
responsable d’un malaise transitoire et sans gravité.
Faut-il injecter un produit ?
Dans la très grande majorité des cas,
l’examen est réalisé sans injection (piqûre).
L’injection intraveineuse d’un produit à base de micro bulles
est néanmoins possible. Au moment de l’injection, de rares
sensations, de froid par exemple, peuvent être ressenties au
point d’injection ou le long de la veine. Aucune complication
sérieuse propre au produit n’est, semble-t-il, connue.
Pourrez-vous partir avec les résultats ?
Un premier commentaire pourra vous être
donné juste après l’examen, il ne s’agira là que d’une première
approche, car les images doivent ensuite faire l’objet d’un
compte-rendu écrit qui sera disponible dans les meilleurs
délais.
Les questions que vous vous posez encore :
Pourquoi faut-il être à jeun pour une
échographie abdominale ?
D'une part, le fait d'être à jeun permet de
diminuer la quantité d'air dans le tube digestif (rappelons nous
que l'air nuit à la transmission des ultrasons), d'autre part,
cela permet l'étude de la vésicule biliaire qui apparaîtra
pleine (elle serait vide et non explorable si le patient n'était
pas à jeun).
Pourquoi faut-il avoir la vessie pleine
pour une échographie pelvienne ?
La vessie pleine, d'une part, permet de
refouler vers le haut les anses digestives qui contiennent de
l'air et d'autre part, elle crée une fenêtre acoustique, l'urine
est un liquide qui facilite la transmission des échos et permet
d'étudier les organes en situation rétro vésicale (prostate chez
l'homme, utérus et ovaires chez la femme).
Pourquoi fait-on des échographies chez
la femme enceinte ?
On réalise une échographie au cours de
chaque trimestre.
Au cours du premier trimestre (entre la 10ème et la 12ème
semaine d’aménorrhée) : elle permet de dater la grossesse avec
précision et de voir si l'embryon est vivant (on voit le coeur
battre chez un embryon de 1 mois).
La deuxième échographie (entre la 20ème et la 22ème semaine
d’aménorrhée) permet d’évaluer le bien-être du fœtus, et de
détecter d’éventuelles anomalies.
La troisième échographie permet d’évaluer le bien-être du fœtus
d’estimer son poids, de déterminer sa présentation et de repérer
la position du placenta.
Peut-on tout voir en échographie ?
Non, comme avec toute technique d'imagerie
médicale.
Toutes ces techniques en fait se complètent, aucune n'est idéale
isolée.
Par exemple, en cas de traumatisme, la radiographie osseuse
permettra de mettre en évidence une fracture, l'échographie
pourra mettre en évidence un hématome musculaire ou bien une
rupture ligamentaire autour d'une articulation.
Il est normal que vous vous posiez des
questions sur l’examen que vous êtes amené à passer. Nous
espérons y avoir répondu. N’hésitez pas à nous interroger à
nouveau pour tout renseignement complémentaire.
Avertissement avant tout examen :
Votre médecin vous a proposé un examen
radiologique. Il sera pratiqué avec votre consentement. Vous
avez en effet la liberté de l’accepter ou de le refuser.
Une information vous est fournie sur le
déroulement de l’examen et de ses suites.
Le médecin radiologue est qualifié pour
juger de l’utilité de cet examen pour répondre au problème
diagnostique que se pose votre médecin. Toutefois, il se peut
que cet examen ne donne pas toutes les réponses et que le
radiologue vous propose un autre type d’exploration.
Il est très important que vous répondiez
bien aux questions qui vous seront éventuellement posées sur
votre état de santé ainsi que sur les médicaments que vous
prenez (liste écrite des médicaments). Certains traitements
doivent en effet être modifiés ou interrompus pour certains
examens d’imagerie.
N’oubliez pas de vous munir de vos anciens
examens pour une comparaison et surtout de respecter les
recommandations qui vous sont faites.
L’IRM et l’échographie n’utilisent pas de
rayons X
Ce sont des examens non irradiants qui
utilisent soit les propriétés des champs magnétiques pour l’IRM,
soit les propriétés des ultrasons pour l’échographie.
Pour les intensités utilisées par ces deux techniques, il n’a
jamais été décrit de conséquence particulière pour l’homme.
Petite histoire de l’échographie
L'échographie, technique d'imagerie
médicale encore récente est apparue il y a une vingtaine
d'années et tient une place importante au côté de la
radiographie conventionnelle, du scanner et de l' I.R.M, dans le
cadre du diagnostic.
D'un point de vue théorique, elle utilise
un faisceau d'ondes ultrasonores, d'une fréquence adaptée (2,5 à
10 Mhz), qui sera plus ou moins réfléchi selon les structures
organiques rencontrées.
Sur le plan pratique, on promène une sonde
sur la région à examiner après avoir appliqué sur la peau un gel
qui permet de supprimer la présence d'air entre la sonde et la
peau (l'air empêche la transmission des ultrasons).
L'échographie permet d'explorer toutes
sortes d'organes qu'ils soient superficiels (thyroïde, sein,
muscle, articulation) ou profonds (foie, vésicule biliaire,
pancréas, rein, vessie ... mais aussi foetus)
Elle permet souvent un diagnostic rapide de maladie qui
nécessitait auparavant des méthodes d'investigations plus
lourdes ou moins précises (calcul vésiculaire, tumeur hépatique,
rénale, malformations foetale)
On entrevoit ainsi les multiples avantages qu'offre cette
technique : simplicité et rapidité d'exécution, innocuité totale
du fait de son caractère non invasif : pas d'injection ni de
ponction mais aussi et surtout en l'absence de rayonnement
ionisant, il est possible de reproduire ces examens aussi
souvent que nécessaire sans aucun risque.
Les inconvénients sont rares et on parlera plutôt des limites de
l'examen : il existe des gens plus ou moins photogéniques, il en
est de même pour l'échographie, il n'est pas toujours possible
d'obtenir des images de grande qualité dans certaines
circonstances.
L'échographie a déjà bénéficié de nombreux progrès depuis sa
découverte ; par exemple, couplée aux techniques Doppler
(utilisant aussi des ultrasons) il est possible d'étudier les
flux sanguins dans les artères et les veines, dans les organes
ou dans les tumeurs, sous forme spectral et/ou sous forme
chromatique (les flux sont colorés différemment à l'écran, selon
leur intensité et leur direction. |