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Vous allez passer une I.R.M.
De quoi s’agit-il ?
IRM veut dire Imagerie par Résonance
Magnétique.
Le mot magnétique indique que l’appareil comporte un gros aimant
; le mot résonance indique que l'on va utiliser des ondes de
radiofréquence, comme celles des téléphones portables pour faire
vibrer les nombreux noyaux d'hydrogène composant les tissus de
votre corps, et fabriquer ainsi des images.
Le déroulement de l’examen
À votre arrivée, on vous posera, comme lors
de la prise du rendez-vous, plusieurs questions ; le plus
important est de signaler que vous n'avez ni pile cardiaque
(pacemaker), ni valve cardiaque, ni d'élément contenant du fer
près des yeux ou dans la tête.
Pour permettre d’obtenir des images de bonne qualité, on vous
indiquera les vêtements que vous devrez enlever. Vous ne
garderez aucun bouton, agrafe, barrette de cheveux ou fermeture
éclair métallique. Vous laisserez au vestiaire, dans un casier,
vos bijoux, montre, clefs, porte-monnaie, cartes à bande
magnétique (carte de crédit, de transport..) et votre téléphone
portable.
Vous entrerez dans une salle qui sera
fermée pendant l'examen. Vous serez allongé sur un lit qui se
déplace dans une sorte de tunnel pour la plupart des appareils,
le plus souvent sur le dos et seul dans la salle d’examen ; nous
communiquerons avec vous grâce à un micro. Dans tous les cas,
l’équipe se trouve tout près de vous, derrière une vitre. Elle
vous voit et vous entend, pendant tout l’examen. Si vous voulez
nous appeler, vous pourrez utiliser une sonnette que l'on
placera dans votre main. Si cela est nécessaire, on peut à tout
moment intervenir ou interrompre l'examen.
Vous resterez en moyenne 15 à 30 minutes
dans la salle d’examen.
Votre coopération est importante : vous devez essayer de rester
parfaitement immobile ; dans certains cas, nous vous dirons, à
l’aide du micro, quand arrêter de respirer pour quelques
secondes. A cet instant précis, vous entendrez un bruit
répétitif, comme celui d'un moteur de bateau ou d'un tam-tam,
pendant ce qu'on appelle une séquence.
Certains examens nécessitent une injection intraveineuse, le
plus souvent au pli du coude.
Que ressentirez-vous ?
L’examen n’est pas douloureux, mais il est
souvent un peu long et le bruit peut être désagréable.
Un sentiment de malaise par crainte d'être enfermé
(claustrophobie) est un problème courant que nous connaissons
bien. Souvent on peut le réduire par des moyens simples, sans
aucun traitement. Si, par exemple, vous êtes mal à l'aise dans
un ascenseur, parlez-en tout de suite au personnel d'accueil,
afin que l'on vous prenne particulièrement en charge.
Une injection : comment et avec quels
risques ?
Le produit de contraste le plus souvent
utilisé est à base de Gadolinium.
Ce produit est généralement bien toléré. D’éventuelles
manifestations allergiques banales sont possibles (urticaire).
De très graves réactions d'allergie sont tout à fait
exceptionnelles.
La piqûre peut provoquer la formation d’un petit hématome sans
gravité, qui disparaîtra spontanément en quelques jours.
Lors de l’injection, sous l’effet de la pression, il peut se
produire une fuite du produit sous la peau, au niveau de la
veine. Cette complication est rare (1% généralement sans suites
graves), et pourrait nécessiter exceptionnellement un traitement
local.
Quels sont les autres risques ?
Le port d’une pile (pacemaker), d’une valve
cardiaque, ou de tout élément contenant du fer près des yeux ou
dans la tête constitue un facteur de risque majeur (risque de
décès, de cécité).
Pourrez-vous partir avec les résultats ?
Un premier commentaire pourra vous être
donné juste après l’examen, il ne s’agira là que d’une première
approche, car les images doivent être ensuite analysées sur un
ordinateur par le médecin radiologue. Le compte-rendu écrit sera
disponible dans les meilleurs délais.
Ce que vous devez faire
Avant l’examen, vous répondrez
attentivement aux questions suivantes :
- Avez-vous une pile cardiaque (pacemaker)
?
- Avez-vous été opéré du cœur pour une valve cardiaque ?
- Avez-vous subi une opération du cerveau ?
- Avez-vous pu recevoir des projectiles métalliques
(éclats métalliques, balles, éclats d'obus...),
même il y a longtemps, notamment près des yeux ?
- Avez-vous travaillé sur des métaux ?
- Avez-vous un appareillage ou une prothèse quelconque ?
- Avez-vous la crainte de prendre un ascenseur ?
- Etes-vous enceinte ou susceptible de l’être ? Allaitez-vous ?
D’une manière générale, n’hésitez pas à
fournir tout renseignement qui vous paraîtrait important à
communiquer (notamment toute opération chirurgicale) et à nous
informer de toute maladie sérieuse.
Apportez le jour de l’examen :
1. la demande de votre médecin (ordonnance,
lettre, …)
2. la liste écrite des médicaments que vous prenez,
3. le dossier radiologique en votre
possession (radiographies, échographies, scanners et IRM),
4. tous vos résultats d’analyses de sang.
Juste avant l’examen :
Pour être plus à l’aise, il est conseillé,
sauf indication contraire, d’aller aux toilette.
Pendant l’examen :
Suivez attentivement les indications qui
vous seront données ; votre coopération est essentielle pour que
les images ne soient pas floues,
Si vous ressentiez une douleur lors de l’injection, il faut la
signaler immédiatement.
Après l’examen, à votre retour à
domicile :
Dans l’immense majorité des cas, vous ne
ressentirez rien de particulier. N’hésitez pas cependant à
signaler à l’équipe tout événement qui vous paraîtrait anormal.
Les questions que vous vous posez encore :
Y a t- il des contre-indications?
Oui, il est impératif de prévenir le
radiologue dans les cas suivants :
- vous êtes porteur d'un pacemaker (stimulateur cardiaque) ou de
prothèses valvulaires
- vous êtes porteur d'une pompe à insuline
- vous êtes porteur d'un filtre cave
- vous êtes porteur d'implant auditif
- les prothèses métalliques (prothèses de hanche, clips
métalliques, plaques de colonne vertèbre ...) ne sont pas une
contre-indication absolue.
- vous avez travaillé dans les métaux (comme fraiseur par
exemple).
Il faut également signaler une éventuelle intervention
chirurgicale au niveau du cerveau ou de l'oeil.
Injecte-t-on un produit de contraste ?
Oui dans environ 1/3 des cas. Les produits
utilisés sont à base de Gadolinium et ne contiennent pas d'iode.
L'injection n'est pas douloureuse et il n'y a pas d'allergie
connue à ce produit.
Faut- il être à jeun?
Non, contrairement au scanner et à certains
examens radiologiques et échographiques.
Combien de temps dure l'examen ?
D'une manière générale entre 15 - 30
minutes.
Il est normal que vous vous posiez des
questions sur l’examen que vous êtes amené à passer. Nous
espérons y avoir répondu. N’hésitez pas à nous interroger à
nouveau pour tout renseignement complémentaire.
Avertissement avant tout examen :
Votre médecin vous a proposé un examen
radiologique. Il sera pratiqué avec votre consentement. Vous
avez en effet la liberté de l’accepter ou de le refuser.
Une information vous est fournie sur le
déroulement de l’examen et de ses suites.
Le médecin radiologue est qualifié pour
juger de l’utilité de cet examen pour répondre au problème
diagnostique que se pose votre médecin.
Toutefois, il se peut que cet examen ne donne pas toutes les
réponses et que le radiologue vous propose un autre type
d’exploration.
Il est très important que vous répondiez
bien aux questions qui vous seront éventuellement posées sur
votre état de santé ainsi que sur les médicaments que vous
prenez (liste écrite des médicaments). Certains traitements
doivent en effet être modifiés ou interrompus pour certains
examens d’imagerie.
N’oubliez pas de vous munir de vos anciens
examens pour une comparaison et surtout de respecter les
recommandations qui vous sont faites.
Petite histoire de l’I.R.M.
L'IRM ou Imagerie par Résonnance Magnétique
Nucléaire est une technique non invasive, d'une totale
innocuité, basée sur le principe de la résonance des atomes de
certaines molécules (en imagerie diagnostique : l'hydrogène)
sous l'action de certaines ondes de radiofréquences. L'appareil
est constitué d'un tunnel formé d'un aimant très puissant (0,1 à
1,5 Tesla) entourant le lit d'examen sur lequel s'allonge le
patient. Des antennes spécifiques y sont connectées.
Certaines émettent une onde radiofréquence qui excite ou stimule
les noyaux d'hydrogène contenus dans l'eau composant nos
cellules (près de 80% du poids corporel est constitué d'eau).
Après arrêt de la stimulation (qui dure à peine quelques
millisecondes) les atomes d'hydrogène restituent cette énergie
qui se dissipe dans différents plans de l'espace sous l'action
du champ magnétique de l’aimant. L'énergie est alors captée par
d'autres antennes dites antennes réceptrices puis analysée par
un puissant ordinateur qui construit alors une véritable carte
énergétique de la partie du corps étudiée.
Suivant la composante en eau des tissus analysés, leurs
vascularisations et leurs pathologies éventuelles, les images
seront différentes et l'ordinateur réalise des images en noir et
blanc d'une très grande sensibilité et très précieuses pour le
diagnostic, notamment en matière de pathologie tumorale ou
infectieuse.
Il est ainsi possible de réaliser des coupes dans tous les plans
de l'espace et ce de pratiquement n'importe quelle partie du
corps humain comme si l'on effectuait une étude à ciel ouvert
sans bien entendu toucher le malade.
L'onde radiofréquence est d'une totale innocuité, parfaitement
indolore et le patient ne ressent absolument rien.
L'inconvénient majeur réside dans le fait que le patient doit
respecter une stricte immobilité pendant toute la durée de
l'examen (environ une quinzaine de minutes) et que par ailleurs
le fait d'être enfermé dans un tunnel est parfois difficile à
supporter pour certaines personnes en particulier les
claustrophobes.
Du fait du champ magnétique puissant pouvant déplacer les objets
dits ferromagnétiques, il existe certaines contre-indications :
les valves cardiaques artificielles métalliques, les
stimulateurs cardiaques, certains clips cérébraux ou certaines
prothèses ou objets métalliques. Il va de soi que tous les
objets métalliques ou magnétiques doivent être déposés à
l'extérieure de la salle d'examen (clefs, pièces de monnaie,
carte bancaire ...). Cette dernière est par ailleurs protégée
(on dit blindée) par une protection spécifique (cage de Faraday)
qui la met à l'abri des perturbations ou pollutions magnétiques
extérieures (émission d'ondes CB, etc. ...) Dans certains cas,
notamment en pathologie tumorale ou infectieuse une injection
intraveineuse de produit de contraste peut être réalisée, ayant
pour effet d'améliorer la visibilité de certaines images (on dit
prise de contraste).
Les indications de l'IRM sont multiples et
ne cessent de se développer citons l'exploration :
- du système nerveux central (cerveau, moelle épinière)
- du rachis (recherche d'une hernie discale, pathologie
traumatique ...)
- pathologies ostéo-articulaires (exploration de la plupart des
articulations : épaules, coudes, poignets, hanches, genoux,
chevilles).
- pathologies génito-urinaires (tumeur des voies urinaires, des
reins, des ovaires, de l'utérus, de la prostate, du sein.)
- pathologies digestives (exploration du foie, du pancréas, des
voies biliaires...)
- des artères (étude des vaisseaux du cou, du cerveau, des
membres, de l'abdomen, du thorax)
- pathologies thoraciques (le médiastin).
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